Organiser un planning d’un tournoi de tennis n’est pas une science, c’est un art. Bien qu’aidés par le téléphone, internet, un calcul de probabilités et un tas d’autres outils très sophistiqués nous ne pouvons pas encore prévoir à l’avance la durée des matches (tant qu’ils ne seront pas truqués par la mafia des paris chinoise) :)
Et donc parfois certains matches perturbent ce fragile équilibre. D’habitude, ce sont des joueurs de notre propre club qui sont responsables des matches-marathons. En plus, ils finissent souvent par les perdre. A croire qu’ils veulent profiter un maximum de ces quelques moments sur leurs terrains pendant ces dix jours où ils ne peuvent pas profiter du club à leur guise.
Cet après-midi nous avons assisté à un vrai match d’hommes…joué par des femmes : quatre heures et vingt minutes de jeu ! Cependant cela nous a fait prendre du retard pour la série de matches du soir, de sorte que certains d’entre-eux ont du se terminer dans d’autres clubs.
Le coucher du soleil amène parfois son lot de situations inhabituelles. Pour interrompre un match pour cause d’obscurité, le règlement prévoit que le score doit indiquer un nombre de jeu pairs dans le set. Résultat : Tiffany et Manon ont du jouer jusqu'à 22h30 (il faisait totalement noir), puisqu’aucune des deux joueuses n’arrivait à gagner deux points d’affilée pour remporter le jeu. Finalement c’est sur une balle litigieuse où l’on a du vérifier la marque à l’aide de l’éclairage d’un téléphone que le match s’est conclu.
Pour preuve, voici la photo de la marque litigieuse :
MM. Crucifix et Lopez Martinez ont préféré attendre que les matches dans la bulle se terminent avant de commencer le leur : bravo pour leur abnégation et leur bon esprit d’être monté sur le terrain à 0h15 !